Quand la pertinence devient impertinence : la subjectivité d’un mot qui divise

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J’avais beau être plutôt une bonne élève, parfois le mot « impertinente » apparaissait sur mes bulletins scolaires.

Cependant, je n’étais pas d’accord. Je me trouvais très pertinente, avec des remarques judicieuses et appropriées, et non arrogante ou insolente. Je me souviens de cet énorme sentiment d’injustice quand, une fois de plus, j’avais été jugée impertinente.

J’étais en primaire et j’apprenais les fractions et les divisions. Là, j’ai découvert que lors de certaines divisions, nous ne tombions pas sur des nombres entiers et que parfois les nombres derrière la virgule ne s’arrêtaient jamais. Ma question a été la suivante : comment passe-t-on de 1 à 2 si, parfois, il y a des nombres qui ne s’arrêtent jamais ?

Était-ce impertinent ?

Le mot « impertinente » a souvent une connotation négative. Être qualifié d’impertinent peut être perçu comme une forme d’insolence ou d’arrogance. Mais dans certains cas, être impertinent peut être considéré comme un signe de courage et de détermination, surtout quand il s’agit de poser des questions qui remettent en question les normes et les conventions établies.

Le fait d’avoir été qualifiée d’impertinente en posant une question sur les divisions en mathématiques montre simplement un esprit critique, vif et curieux, prête à remettre en question les idées préconçues. Cependant, il est possible que l’enseignant ou l’adulte qui a utilisé ce mot ne l’ait pas compris de cette façon et ait perçu la question comme inappropriée ou insubordonnée.

Cela soulève la question de savoir si le mot « impertinente » est souvent utilisé à tort et à travers pour décrire des comportements qui ne sont pas en réalité impertinents. Cela peut parfois être le cas, car la notion de pertinence est subjective et dépend de la situation et de la personne qui la juge.

Dans tous les cas, être considéré comme impertinent peut être déstabilisant et frustrant, surtout si on estime que l’on a été jugé à tort. Cependant, cela peut aussi être une occasion de réfléchir à sa propre perception de la pertinence et de la remise en question des idées établies. Peut-être que j’ai continué à poser des questions « impertinentes » tout au long de ma vie, et que cela m’a permis de me développer en tant que personne critique et indépendante.

En fin de compte, être impertinent peut être une qualité précieuse, surtout dans un monde qui a besoin de personnes capables de remettre en question les normes établies et de proposer de nouvelles idées et façons de faire.

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