Féminisme

Pourquoi la mixité n’est pas un sujet de femmes, mais un enjeu de société

La mixité n’est pas une affaire de genre, c’est une question de représentativité et de cohérence sociale. Elle ne se décrète pas, elle se décide, et cette décision doit venir d’en haut. Réduire la mixité à un combat féminin, c’est oublier qu’elle concerne la manière dont nous faisons société. Les entreprises inclusives innovent plus, fidélisent mieux et performent davantage. Faire de la mixité une priorité, ce n’est pas une option, c’est un choix stratégique. La société est déjà mixte, le vrai enjeu, c’est que le pouvoir le devienne aussi.

Lettre à la petite fille que j’étais

Il y a des lettres qu’on écrit pour se souvenir, et d’autres pour se remercier. J’ai voulu parler à la petite fille que j’étais, celle qui ne savait pas encore que le courage pouvait changer un destin. Écrire cette lettre, c’est revisiter le chemin parcouru depuis ce vol qui m’a menée loin de Madagascar, mais jamais loin de mes racines. C’est reconnaître que l’accès à la santé et à l’éducation a façonné ma liberté.
C’est aussi mesurer l’injustice de celles qui, encore aujourd’hui, n’ont pas cette chance. Et si, en écrivant à la petite fille que j’étais, je pouvais rappeler au monde qu’aucun rêve ne devrait être interdit ?

Masques et fissures derrière la femme forte

[billet d’humeur]
J’ai longtemps avancé avec l’idée que ma force était mon seul moyen de survie. J’ai appris à masquer mes fissures parce que le monde ne laissait aucune place à ma fragilité. J’ai sublimé mes blessures, mais l’or ne guérit rien, il ne fait qu’embellir ce qui brûle encore. Aujourd’hui, je comprends que ma puissance ne vaut rien si elle m’empêche d’être vraie. Je veux une force qui respire, pas une force qui m’étouffe.

Les Choses humaines : autopsie d’un viol, d’un monde, du pouvoir, de l’amour, de nous

Un viol. Un procès. Une société qui préfère les apparences à la vérité. Karine Tuil, dans Les Choses humaines, dissèque bien plus qu’un fait divers : elle révèle les silences d’un monde façonné par le pouvoir masculin, les compromis familiaux, et la violence sociale des privilèges. Ce roman m’a percutée. Parce qu’il parle de justice, de féminisme, de mères qu’on croit fortes, et d’amours qu’on n’arrive pas à quitter. Parce que Mila, celle à qui tout arrive, c’est aussi le prénom de ma fille.

Résolutions pour un monde plus juste: Engagements personnels pour la mixité socioculturelle en 2024

En 2023, une année de contrastes et de défis pour la justice sociale et la diversité, j’ai démarré l’année en publiant «Le monde est injuste, et alors ? », co-écrit avec Clotilde Boudet. Paru il y a un an le 12 janvier 2023,  cet ouvrage explore les origines de la colère politique dans une société marquée par les inégalités et les clivages sociaux, offrant un message d’espoir face aux jugements et à l’entre-soi persistants. En 2024, je hausse le ton et les enjeux. « Le monde est injuste, et alors ? » ne sera pas qu’un écho dans le vide, mais un appel à l’action.

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