Trappes

« Je ne veux pas être la prochaine minute de silence »

La phrase était écrite sur une pancarte, vendredi soir, au rassemblement de Trappes. Je l’ai lue, et je n’ai plus lu grand-chose d’autre. Quelques jours plus tôt, des proches bienveillants m’avaient conseillé, pour ma carrière, de rester sur mes combats féministes et de ne surtout pas parler de racisme. Les deux phrases disent la même chose. L’une avant, l’autre après.

Les mots ne tirent pas, ils désignent les cibles

Le 23 octobre, un homme a tiré depuis sa voiture sur des passants à Trappes et La Verrière. Il aurait dit vouloir « venger les commerçants » pillés le 17 octobre, en visant « des Noirs et des Arabes ». Pengo Bossio Wangi, 26 ans, est mort. Une enfant de 12 ans a été touchée huit fois. Aucun discours n’a appuyé sur la détente. Mais avant qu’un homme tire, il faut que quelqu’un lui ait montré sur qui.

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