médias

Les mots ne tirent pas, ils désignent les cibles

Le 23 octobre, un homme a tiré depuis sa voiture sur des passants à Trappes et La Verrière. Il aurait dit vouloir « venger les commerçants » pillés le 17 octobre, en visant « des Noirs et des Arabes ». Pengo Bossio Wangi, 26 ans, est mort. Une enfant de 12 ans a été touchée huit fois. Aucun discours n’a appuyé sur la détente. Mais avant qu’un homme tire, il faut que quelqu’un lui ait montré sur qui.

Sommes-nous libres de nous forger une opinion ?

Sommes-nous libres de nous forger une opinion lorsque nous ne maîtrisons ni la sélection ni la hiérarchisation des informations à partir desquelles nous la construisons ? Pendant quatre jours de mobilisation lycéenne, le JT de France 2 a consacré 78 % de son temps aux violences et 8 % aux revendications. Aucune de ces images n’était fausse. C’est précisément ce qui m’intéresse : comment des informations exactes, triées et répétées, finissent par fabriquer une opinion. Et ce que nous pouvons y faire.

Défiler vers le haut