Le monde est injuste, et alors ? 3 ans plus tard

Le monde est injuste, ce n’est plus une surprise. La vraie question commence après ce constat. La lucidité n’est pas un renoncement mais un point d’appui. L’engagement adulte accepte la complexité sans se raconter d’histoires. Continuer à agir, sans naïveté et sans posture, reste un choix profondément politique.

Assumer sa complexité : la force du leadership métissé

Je ne suis pas une somme de rôles, je suis un fil rouge. Tout ce que je fais, tout ce que je partage, naît du même endroit : mon métissage. Il est ma boussole, mon moteur, ma cohérence. Assumer sa complexité, c’est refuser de se réduire à un titre ou à une case, c’est revendiquer le droit d’être plurielle sans être éparpillée. Parce qu’au fond, la vraie cohérence ne se trouve pas dans la simplification, mais dans l’alignement entre ce que l’on fait, ce que l’on pense et ce que l’on est.

Les nouveaux visages du pouvoir : et si le leadership de demain était métissé ?

Le pouvoir change de visage : fini la domination, place à la reliance. Le leadership métissé incarne un modèle plus humain, ancré dans la complexité du monde. Le métissage n’est pas qu’une question d’origine, mais une posture ouverte, consciente et collective. Le monde est déjà métissé : le pouvoir doit désormais en refléter la diversité. Ce leadership relie les différences, crée du sens et redonne au collectif sa force. C’est un appel à gouverner autrement, avec lucidité, courage et humanité.

En avant Mars : avancer face au backlash

Trente ans après la Déclaration de Pékin, les droits des femmes reculent brutalement partout dans le monde. Plus de 90 % des femmes vivent encore dans des pays où leur autonomie est limitée. Ce recul n’est pas un accident : c’est un véritable backlash mondial, nourri par la montée du masculinisme et des idéologies rétrogrades. Le corps des femmes redevient un champ de bataille, leurs droits un terrain de négociation. Face à cette régression, la mobilisation est plus nécessaire que jamais. En avant Mars : refuser de reculer, c’est déjà avancer.

Pourquoi la mixité n’est pas un sujet de femmes, mais un enjeu de société

La mixité n’est pas une affaire de genre, c’est une question de représentativité et de cohérence sociale. Elle ne se décrète pas, elle se décide, et cette décision doit venir d’en haut. Réduire la mixité à un combat féminin, c’est oublier qu’elle concerne la manière dont nous faisons société. Les entreprises inclusives innovent plus, fidélisent mieux et performent davantage. Faire de la mixité une priorité, ce n’est pas une option, c’est un choix stratégique. La société est déjà mixte, le vrai enjeu, c’est que le pouvoir le devienne aussi.

Retour en haut