Masculinisme : le rapport qui nomme enfin la menace

En 2026, le Haut Conseil à l’Égalité nomme pour la première fois le masculinisme comme idéologie systémique. Dix millions de personnes adhèrent au sexisme hostile en France, et 84% des victimes de cyberharcèlement sont des femmes. Ce rapport change la donne : la misogynie organisée n’est plus une frange radicale, c’est une stratégie structurée qui infiltre les jeunes générations via les algorithmes. La résistance, elle aussi, doit s’organiser.

L’ambition n’a pas de genre. Mais le regard, si.

Ambitieuse. Le mot sonne différemment selon qui le porte. Sur un homme, c’est une qualité. Sur une femme, c’est souvent un avertissement. Ce double standard n’est pas une impression. Il est documenté, mesuré, et coûte cher aux femmes, aux organisations, à la société entière.

Naître femme, loterie du hasard & longue marche vers l’égalité

Naître femme reste aujourd’hui profondément déterminé par la loterie du hasard de la naissance, entre pays, culture, droits et structures sociales. Malgré des avancées réelles, les violences, l’exclusion des lieux de pouvoir et les inégalités économiques rappellent que l’égalité n’est ni acquise ni linéaire. Le corps des femmes demeure un territoire politique, encore traversé par des logiques de contrôle héritées de siècles de domination. Dans un contexte de backlash et de montée des discours masculinistes, défendre l’égalité n’est plus seulement une question de progrès mais une nécessité démocratique. Investir dans les droits et l’autonomisation des femmes n’est pas une cause parmi d’autres, c’est une condition essentielle pour construire des sociétés plus justes, plus stables et plus prospères.

Le grand théâtre du washing : entre imposture morale et stratégie d’influence

J’ai longtemps dénoncé le greenwashing et le feminism washing comme des impostures pures et simples. Puis j’ai compris que ce théâtre moral révélait surtout un basculement culturel profond.
Quand les entreprises récupèrent nos luttes, elles les banalisent, mais elles les rendent aussi visibles. Et si l’enjeu n’était pas de crier au scandale, mais d’utiliser cette visibilité pour imposer enfin une cohérence réelle ?

Assumer sa complexité : la force du leadership métissé

Je ne suis pas une somme de rôles, je suis un fil rouge. Tout ce que je fais, tout ce que je partage, naît du même endroit : mon métissage. Il est ma boussole, mon moteur, ma cohérence. Assumer sa complexité, c’est refuser de se réduire à un titre ou à une case, c’est revendiquer le droit d’être plurielle sans être éparpillée. Parce qu’au fond, la vraie cohérence ne se trouve pas dans la simplification, mais dans l’alignement entre ce que l’on fait, ce que l’on pense et ce que l’on est.

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