Naître femme, loterie du hasard & longue marche vers l’égalité

Naître femme reste aujourd’hui profondément déterminé par la loterie du hasard de la naissance, entre pays, culture, droits et structures sociales. Malgré des avancées réelles, les violences, l’exclusion des lieux de pouvoir et les inégalités économiques rappellent que l’égalité n’est ni acquise ni linéaire. Le corps des femmes demeure un territoire politique, encore traversé par des logiques de contrôle héritées de siècles de domination. Dans un contexte de backlash et de montée des discours masculinistes, défendre l’égalité n’est plus seulement une question de progrès mais une nécessité démocratique. Investir dans les droits et l’autonomisation des femmes n’est pas une cause parmi d’autres, c’est une condition essentielle pour construire des sociétés plus justes, plus stables et plus prospères.

Le grand théâtre du washing : entre imposture morale et stratégie d’influence

J’ai longtemps dénoncé le greenwashing et le feminism washing comme des impostures pures et simples. Puis j’ai compris que ce théâtre moral révélait surtout un basculement culturel profond.
Quand les entreprises récupèrent nos luttes, elles les banalisent, mais elles les rendent aussi visibles. Et si l’enjeu n’était pas de crier au scandale, mais d’utiliser cette visibilité pour imposer enfin une cohérence réelle ?

Assumer sa complexité : la force du leadership métissé

Je ne suis pas une somme de rôles, je suis un fil rouge. Tout ce que je fais, tout ce que je partage, naît du même endroit : mon métissage. Il est ma boussole, mon moteur, ma cohérence. Assumer sa complexité, c’est refuser de se réduire à un titre ou à une case, c’est revendiquer le droit d’être plurielle sans être éparpillée. Parce qu’au fond, la vraie cohérence ne se trouve pas dans la simplification, mais dans l’alignement entre ce que l’on fait, ce que l’on pense et ce que l’on est.

En avant Mars : avancer face au backlash

Trente ans après la Déclaration de Pékin, les droits des femmes reculent brutalement partout dans le monde. Plus de 90 % des femmes vivent encore dans des pays où leur autonomie est limitée. Ce recul n’est pas un accident : c’est un véritable backlash mondial, nourri par la montée du masculinisme et des idéologies rétrogrades. Le corps des femmes redevient un champ de bataille, leurs droits un terrain de négociation. Face à cette régression, la mobilisation est plus nécessaire que jamais. En avant Mars : refuser de reculer, c’est déjà avancer.

Pourquoi la mixité n’est pas un sujet de femmes, mais un enjeu de société

La mixité n’est pas une affaire de genre, c’est une question de représentativité et de cohérence sociale. Elle ne se décrète pas, elle se décide, et cette décision doit venir d’en haut. Réduire la mixité à un combat féminin, c’est oublier qu’elle concerne la manière dont nous faisons société. Les entreprises inclusives innovent plus, fidélisent mieux et performent davantage. Faire de la mixité une priorité, ce n’est pas une option, c’est un choix stratégique. La société est déjà mixte, le vrai enjeu, c’est que le pouvoir le devienne aussi.

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