Les nouveaux visages du pouvoir : et si le leadership de demain était métissé ?

Le pouvoir change de visage : fini la domination, place à la reliance. Le leadership métissé incarne un modèle plus humain, ancré dans la complexité du monde. Le métissage n’est pas qu’une question d’origine, mais une posture ouverte, consciente et collective. Le monde est déjà métissé : le pouvoir doit désormais en refléter la diversité. Ce leadership relie les différences, crée du sens et redonne au collectif sa force. C’est un appel à gouverner autrement, avec lucidité, courage et humanité.

En avant Mars : avancer face au backlash

Trente ans après la Déclaration de Pékin, les droits des femmes reculent brutalement partout dans le monde. Plus de 90 % des femmes vivent encore dans des pays où leur autonomie est limitée. Ce recul n’est pas un accident : c’est un véritable backlash mondial, nourri par la montée du masculinisme et des idéologies rétrogrades. Le corps des femmes redevient un champ de bataille, leurs droits un terrain de négociation. Face à cette régression, la mobilisation est plus nécessaire que jamais. En avant Mars : refuser de reculer, c’est déjà avancer.

Lettre à la petite fille que j’étais

Il y a des lettres qu’on écrit pour se souvenir, et d’autres pour se remercier. J’ai voulu parler à la petite fille que j’étais, celle qui ne savait pas encore que le courage pouvait changer un destin. Écrire cette lettre, c’est revisiter le chemin parcouru depuis ce vol qui m’a menée loin de Madagascar, mais jamais loin de mes racines. C’est reconnaître que l’accès à la santé et à l’éducation a façonné ma liberté.
C’est aussi mesurer l’injustice de celles qui, encore aujourd’hui, n’ont pas cette chance. Et si, en écrivant à la petite fille que j’étais, je pouvais rappeler au monde qu’aucun rêve ne devrait être interdit ?

Masques et fissures derrière la femme forte

[billet d’humeur]
J’ai longtemps avancé avec l’idée que ma force était mon seul moyen de survie. J’ai appris à masquer mes fissures parce que le monde ne laissait aucune place à ma fragilité. J’ai sublimé mes blessures, mais l’or ne guérit rien, il ne fait qu’embellir ce qui brûle encore. Aujourd’hui, je comprends que ma puissance ne vaut rien si elle m’empêche d’être vraie. Je veux une force qui respire, pas une force qui m’étouffe.

Les Choses humaines : autopsie d’un viol, d’un monde, du pouvoir, de l’amour, de nous

Un viol. Un procès. Une société qui préfère les apparences à la vérité. Karine Tuil, dans Les Choses humaines, dissèque bien plus qu’un fait divers : elle révèle les silences d’un monde façonné par le pouvoir masculin, les compromis familiaux, et la violence sociale des privilèges. Ce roman m’a percutée. Parce qu’il parle de justice, de féminisme, de mères qu’on croit fortes, et d’amours qu’on n’arrive pas à quitter. Parce que Mila, celle à qui tout arrive, c’est aussi le prénom de ma fille.

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