numérique responsable

Masculinisme : le rapport qui nomme enfin la menace

En 2026, le Haut Conseil à l’Égalité nomme pour la première fois le masculinisme comme idéologie systémique. Dix millions de personnes adhèrent au sexisme hostile en France, et 84% des victimes de cyberharcèlement sont des femmes. Ce rapport change la donne : la misogynie organisée n’est plus une frange radicale, c’est une stratégie structurée qui infiltre les jeunes générations via les algorithmes. La résistance, elle aussi, doit s’organiser.

« Les Ingénieurs du chaos » : da Empoli et la fabrique du populisme

Et si le populisme n’était pas un accident, mais une ingénierie ? Dans Les Ingénieurs du chaos (Gallimard/JC Lattès, 2019), Giuliano da Empoli enquête sur les stratèges de l’ombre qui ont porté les mouvements…

Numérique, IA, éthique, conscience collective et vertige humain

La technologie ne se contente plus de nous assister, elle façonne nos décisions, nos parcours et parfois nos liens.
Quand l’intelligence artificielle touche à l’émotion, à la projection ou à la compréhension de l’autre, l’éthique cesse d’être abstraite. Les cadres existent, les lois aussi, mais trop souvent leur mise en œuvre reste formelle, sans transformation réelle des pratiques. L’enjeu n’est pas de ralentir l’innovation, mais de la concevoir autrement, en intégrant l’humain dès l’origine. C’est là que se joue le vertige : entre puissance technologique et responsabilité collective.

42, l’IA et le sens de la vie… numérique

Dans l’univers de Douglas Adams, 42 n’est pas une réponse magique, c’est un miroir tendu à notre obsession de vouloir tout expliquer par le calcul.
L’histoire de Deep Thought ressemble dangereusement à notre façon de poser des questions à l’IA en oubliant de travailler le sens, le contexte et la responsabilité humaine.
Face à des acteurs comme Elon Musk, xAI, Grok ou même des écoles comme 42, la vraie question n’est pas ce que la machine peut faire, mais ce que nous acceptons de lui déléguer.
Pourtant, aucune IA ne décidera à notre place de ce qu’est une société juste, inclusive et soutenable, même si ses réponses paraissent brillantes.
Alors, au lieu de chercher notre 42 dans la technologie, il est temps de redevenir pleinement responsables des questions que nous posons au monde numérique comme au monde réel.

Transformation digitale : transformation ou agitation ?

Dans un monde où tout le monde parle de transformation, peu de dirigeants osent encore poser la question du sens. Beaucoup confondent mouvement et progrès, empilent les projets digitaux sans jamais interroger leur impact humain et sociétal. La transformation devient alors un décor moderne qui cache des organisations fatiguées, verticales et déconnectées de leurs propres équipes. Une organisation qui change ses outils sans questionner sa culture, sa gouvernance et sa mission ne se transforme pas, elle se relooke. Alors la vraie urgence n’est plus de “faire digital”, mais de décider pour quoi, pour qui et vers quel type de société nous voulons vraiment aller.

Retour en haut